L’hyper connection, fléau de notre présent ?

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Et la revoilà qui fait sa vieille conne, à maugréer contre la technologie, ses avancées, et ses usagers. Bah quoi, je m’exprime. Et puis moi aussi « je suis connectée » ….
Après tout, il faut bien quelqu’un pour râler contre la nouveauté, la mutation, le progrès, appelez ça comme vous voulez. Si vous vous souvenez bien, en son temps, la Tour Eiffel en avait pris pour son grade, les structures en fer c’était pas très in … et puis maintenant on la photographie, on en fait des peluches et des barrettes.

Alors vous allez me dire, que comme mes ancêtres du début 20è (même si bon, en vrai ils n’étaient pas à Paris), je vais faire ma rétrograde et bougonner dès que je vois quelqu’un sur Candy Crush dans le métro. Non. Pas tout à fait. J’aime faire chier avec subtilité (et lisez ça dans tous les sens que vous voulez).

Je m’inquiète lorsqu’un gosse de moins de 3 ans prend son pied sur une tablette. J’sais pas vous, mais j’avais mes poupées Corolle et mon doudou à cet âge, en compagnie desquels je défilais avec une fierté non dissimulée. Et quand mes parents ont commencé à me sortir au resto, j’émiettais du pain pendant tout le dîner et je foutais la paix au peuple. Parait que c’était ma grande passion (depuis, je suis devenue intolérante au gluten, ha ha ha ha).
En vérité, je m’inquiète parce que tout mioche maîtrisant mieux l’Iphone qu’un soixante-huitard lambda doit avoir des parents greffés des mains chez Apple. Bon ok, c’est pas sympa, je reconnais. L’enfant, comme le dira toute la littérature sur la petite enfance et l’éducation des machines à morve que nous avons tous été, est le roi du mimétisme (en – très – gros). Papa-maman sur son téléphone ? Qui qui va faire pareil ? C’est Bibi !!

Le gosse de Peaches Geldof / Merci Public

Le gosse de Peaches Geldof / Merci Public

Vous vous rendez compte qu’on va enfanter des générations de twittos endiablés ??? Plus sérieusement, je trouve ça plutôt nul de voir des petites familles attablées pour le petit déj, les deux parents sur leurs joujoux et le gamin devant sa tartine. Tout comme les couples en plein dîner qui font défiler leur feed Instagram (j’aimerais ajouter une nouvelle entrée à « romantisme » dans le Larousse siouplé !). J’ai lu plusieurs articles proposant des alternatives à cet état de cyber aliénation. Car malgré tout, cette technologie semble avoir le pouvoir de nous focaliser sur nos mails, nos notifications, etc etc …. alors les vacances, quand t’as les relous du bureau qui te bombardent de mails, c’est pas jojo. Et c’est là que j’en arrive au pourquoi du titre de mon article. T’es où, quand tu réponds à un mail, une noix de coco à boire dans une main et les doigts de pieds en éventail ? Au boulot ou aux Seychelles ? T’es où quand tu t’emmerdes comme un rat mort ? Sur ton téléphone. Une fois dans le métro, j’en avais huit dans mon champ de vision qui étaient sur leur smartphone. Il est où l’instant présent ? Dans mon cul, mais encore. Il n’est plus. Le présent, ce grand absent de notre siècle.

On dit souvent vivre dans le passé ou dans le mirage du futur. Le regret, les souvenirs, l’espoir, les rêves, toutes ces choses qui, positives ou négatives, nous éloignent déjà bien assez de notre présent, celui de la conscience de nous-même à un moment donné. L’hyper connectivité est un superbe prétexte pour éviter le présent, vous ne trouvez pas ?

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7 réflexions sur “L’hyper connection, fléau de notre présent ?

  1. Comme le dit quelqu’un plus haut, je suis également pour le retour du vieux télépone, sans internet ! Les smartphones sont pratiques dans certains cas (je pense au GPS par exemple) mais personnellement, je n’aime pas cette dépendance et cette sensation de ne jamais vraiment se déconnecter. Récemment, j’ai supprimé Instagram, Snapchat et Pinterest (non sans mal) de mon téléphone, et ça fait un bien fou ! Et enfin, ces enfants sur des tablettes… où est passé le temps des feuilles et des crayons pour s’occuper en dessinant?

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  2. Je suis pour le retour au Nokia 3310. Le plus inquiétant c’est vraiment les enfants. En plus le problème avec internet c’est que tout est accessible, peu importe l’âge (mmm… contrôle parentale? Ça doit plus exister), et ça donne des enfants qui commencent à parler sexe à … 10 ans? Alors qu’à cet âge là on jouait naïvement à chat perché dans la cours de récré…

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  3. Olá la je suis d’accord avec toi même si moi aussi je suis accro à mon téléphone portable et tablette.. Je crains même d’avoir cette maladie du pouce à force d’écrire haha (mais c’est pas drole en fait) haha..
    Bisous

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  4. Moi aussi je fais ma mémère! Je te suis dans ton coup de gueule :)! C’est paradoxal car en fait je suis aussi une hyperconnectée, limite geek, mais c’est surtout pour apprendre et comprendre! Internet et les outils dérivés sont des moyens extraordinaires qui donnent accès à quasi tout, le meilleur…et le pire aussi! Du coup y a certains trucs dans lesquels je ne m’engage pas : jeux, snapchat etc. Parcequ’ après on ne voit plus le temps passer, perdus dans les méandres du web et on rate effectivement le présent! Comme toi, j’ai eu une enfance hyper terre à terre, les samedis à la bibliothèque, le mercredis au centre aéré…Alors je dis Oui, vives les parties de cache cache et les après-midi interminables à jouer à la poupée 🙂

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