Intolérances alimentaires : c’est quoi, et comment vivre avec ?

Loin d’être un effet de mode et de contribuer à la boboisation de la bouffe, l’intolérance alimentaire est une plaie profondément emmerdante pour la plupart des personnes qui en souffrent.
Afin de mieux vous familiariser avec la bestiole, je vous propose un petit topo permettant de ne plus la confondre avec l’allergie alimentaire (autre connasse du style, mais moins sournoise).

L’allergie alimentaire est la suite d’une atteinte au système immunitaire par ingérence d’aliment contenant une substance OVNI, étrangère, out-of-law,..
Que se passe-t-il alors dans notre corps ?
-> les globules blancs font la fête et sécrètent une substance dite « vasoactive » comme la histamine, qui favorise l’apparition de symptômes aussi appétissants que variés :

  • nez qui coule, toux, œdème
  • eczéma, asthme
  • douleurs gastro-intestinales (ballonnements, nausées, vomissements, douleurs abdominales…)
  • choc anaphylactique (peut être mortel)

L’allergie est très souvent héréditaire, et peut repartir comme elle est venue.

L’intolérance alimentaire ne met pas en cause le système immunitaire, elle apparaît lorsque l’on arrive pas à digérer un aliment ou une composante alimentaire. Les muqueuses intestinales se détériorent au contact de ceux-ci, et il devient très difficile d’absorber de la nourriture. En ce qui concerne les symptômes, on retrouve les douleurs gastro-intestinales des allergies, ainsi que des réactions cutanées.
Parmi les plus mainstream des intolérances, on retrouve celle au lactose, qui est due à la non-absorption du lactase (sucre de lait) parce que certains d’entre nous sont peu dotés de l’enzyme qui permet de le digérer.
Si vous êtes intolérants au gluten, vous pouvez dire adieu à la farine de blé, non seulement présente dans le pain, mais également dans de nombreux aliments sous vides, des mouchoirs, etc …. donc mieux vaut apprendre à lire les étiquettes.

Intolérances alimentaires mon histoire

Pour se faire diagnostiquer intolérant : que faire ?

Cela dépend des gens. Je vais partir de ma propre expérience, qui était un petit chemin de croix. Depuis mes 15 ans, j’ai subi plusieurs périodes de mal-être espacées de périodes dites de « rémission ».
Ca m’a fait très peur, parce qu’avant je n’avais pas conscience de la vie de mon corps. Quand il me faisait mal, c’est parce que j’allais être malade, hormis cela mon corps ne m’emmerdait pas.
Alors lorsqu’une longue série de nuits douloureuses et anxiogènes a débuté, j’ai perdu les pédales et je suis devenue hypocondriaque à m’en faire couler des sueurs froides sur les tempes. Personne autour de moi ne comprenait. Mon généraliste de l’époque m’avait envoyé passer une série d’examens (dont une échographie) pour identifier ce mal qui me mettait le cœur au bord des lèvres et remplaçait mon système digestif par du plomb, et rien n’avait été identifié. Mis à part un « c’est du stress, c’est dans votre tête ». Ne vous laissez jamais décourager par la connerie du corps médical. Ce n’est jamais que sept ans plus tard qu’une personne souffrant également d’intolérances a pu me conseiller de faire une série d’analyses ciblées afin d’identifier les vilains aliments qui me faisaient du mal.

Y en avait un paquet, j’ai totalisé un score de 57 intolérances, plus ou moins fortes. Pendant un an et demi, j’ai été suivie par une nutritionniste spécialisée en médecine chinoise, qui m’a conseillée sur la suppression progressive des aliments de mon régime et m’a plusieurs fois manipulée pour dynamiser mon système digestif.(aïe bobo).
Pendant cette période, il était très compliqué de faire des écarts, car j’en souffrais énormément par contre-coup; entre les crampes, les ballonnements, les nausées, les spasmes, les douleurs sourdes … je crois que je me suis créée un éventail de symptomatologie pas dégueulasse.

Etant étudiante, c’est vraiment chiant de se nourrir, je devais (et dois toujours) emporter ma bouffe, ça demande un minimum d’organisation. D’autant plus que les magasins bio et les restos du même acabit sont pas forcément donnés, alors les intolérances, c’est pas pour les pauvres …
Manger, c’est également une activité sociale, alors ne plus pouvoir se faire un resto, on se sent esseulé, relou … c’est une vraie contrainte.

Si vous souhaitez en savoir plus, qu’il s’agisse de mes intolérances, de mes petites solutions pour continuer à aimer la bouffe, de ma manière de gérer la tentation de l’écart, n’hésitez pas à me poser des questions et à partager vos expériences 🙂

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